NOTRE ÉCOLE




PHILOSOPHIE DE TRAVAIL  

L’école est un lieu d’apprentissage. Les enfants y viennent pour apprendre à lire, à écrire, à calculer et à avoir des relations apaisées avec autrui (adultes et enfants). Notre objectif est de leur offrir un lieu qui soit comme une pause dans leur parcours, un trampoline ou un abri... On veut leur permettre de retourner le plus vite possible, quand c’est possible, dans l’enseignement ordinaire. Mais nous n’avons pas de boule de cristal et ne savons pas combien de temps cet enfant-là, avec ses forces personnelles et ses difficultés propres, aura besoin d’un accompagnement particulier.

Notre priorité est donc  d'o ffrir un lieu d'apprentissage et de vie scolaire pour des élèves que l'enseignement ordinaire ou spécialisé n'a pas réussi à intégrer parce que le comportement de ces jeunes les a trop inquiétés, questionnés ou mis à mal.

Nous cherchons en priorité à rendre à l’enfant une image positive de lui-même et à croire constamment en sa capacité de rebondir après une période difficile. (Etre clair et ferme lors de ses transgressions violentes. Lui donner un « mode d’emploi » des attitudes adéquates qui permettent des relations sociales bénéfiques. Ne pas transiger sur des codes de relations sociales claires. Permettre à chaque élève de réparer la relation abimée et lui montrer qu’il a les compétences nécessaires pour changer son comportement. Réouvrir chaque jour une page blanche. )

Pour ce faire, n ous attachons une grande importance aux apprentissages scolaires. Les enfants sont là pour apprendre. Lors de l'entrée dans l'école nous cherchons à poser un bilan scolaire afin de mettre en évidence les compétences de l'enfant sur lesquelles on sent pouvoir s'appuyer et les objectifs scolaires (assortis de micro objectifs)  que nous proposons de travailler.  Ces objectifs sont discutés avec les parents et le jeune, évalués et régulièrement revus en fonction de l'évolution et des besoins de l'enfant. Les élèves ont des devoirs à faire à la maison (ceux-ci sont pensés en termes de liens avec les parents, ils servent à montrer aux parents et aux éducateurs que l’enfant est capable, ils ne doivent en aucun cas devenir source de tensions à la maison ou à l’institution). Lorsqu'ils arrivent en fin de primaire et en sont capables, les enfants présentent le CEB dans une école ordinaire de Wavre avec les élèves de cette école.

Les enfants ont besoin de se dépenser, de sentir leur corps, de vivre avec les autres. Ils bénéficient de 5h de sport (en ce compris natation) /gymnastique par semaine.

Le jeudi après-midi nous organisons des ateliers verticaux. Les enfants peuvent choisir l’atelier où ils désirent s’inscrire (gout, sport, menuiserie, jeux de société, bricolage,…) Ils s’y inscrivent pour 4 semaines. Ces ateliers accueillent des enfants de toutes les classes mélangées.

Chaque année, nous travaillons avec des artistes (auteurs littérature jeunesse, danse, chants, slam, théâtre, cinéma,…).

Le plus souvent possible nous sortons de l’école: voir un musée, aller à la bibliothèque, rencontrer des personnes dans le cadre du projet avenir, voir un spectacle, participer au cross inter-écoles, etc. Nous partons chaque année en classes vertes avec une classe ou avec l’ensemble de l’école.

Chaque semaine, il y a un "conseil de classe" dans chaque classe. Les enfants y partagent leurs demandes, leurs colères, leurs frustrations, leurs projets et leurs envies. L’adulte est garant du droit à la parole de chacun. Toutes les 6 semaines, chaque classe délègue un enfant au "conseil d’école" où sont discutés les difficultés et les projets de l’école ainsi que les envies des enfants.  Les adultes en rediscutent et tentent au maximum d’entendre les demandes et de rendre possible ces projets.

Avoir un cadre sécurisant et des repères spatiaux et temporels est primordial. Nous attachons donc une grande importance  à l'accueil de l'enfant et de sa famille, à la construction des règles de vie, à rendre visible le calendrier et le « menu de la journée ». Nous utilisons des timer, sabliers, horloges, veillons aux espaces de rangements et à organiser des zones d’activités. De nombreuses "frontières" viennent sécuriser les lieux de vie et d'apprentissage.

L'élève doit pouvoir se sentir en confiance et en sécurité avec les adultes de l’école et l’adulte doit garantir à l’enfant sa place dans le groupe. (limites, modes d’emploi, conseils de classe, conseil d’école, parrainages, gestion des conflits, s’excuser, réparer, …)Il peut aussi aller montrer son travail aux autres professeurs, et au directeur, afin de renforcer l’estime qu’il a de lui-même. Par la diversité des activités proposées, il a la possibilité de se faire reconnaitre dans ses diverses compétences (activités sportives, artistiques, manuelles, …). Nos multiples projets sont autant d’occasions d’ouverture au monde (classes vertes, cross inter-écoles, tournois sportifs, projets culturels, théâtre, visites de musée, …).

Il s’agit pour nous aussi de permettre aux enfants de prendre conscience de leurs émotions, c’est le premier pas pour apprendre à les gérer de manière socialement acceptable. Les adultes doivent pouvoir s’adapter à l’enfant mais doivent aussi avoir et maintenir des exigences individuelles et collectives (cahier de comportement, Pia, objectifs …) afin de pousser chacun le plus loin possible dans ses apprentissages et de lui permettre d’acquérir petit à petit des comportements qui rendent la vie sociale agréable. L'école n'est pas le lieu de l'intime, mais un lieu d'apprentissage du social.

Maintenir et solidifier le lien avec les familles et les intervenants est évidemment indispensable pour arriver à ces objectifs. Travailler en réseau, ouvrir l’école à d’autres réalités et initier d’autres manières de travailler est essentiel. L’école n’est pas un vase clos, elle accueille des enfants et des adultes qui ont une famille, une histoire et doivent vivre et apprendre ensemble !


 

PROJET D’ÉTABLISSEMENT






PROJET PÉDAGOGIQUE



HISTORIQUE

L’école « les Moineaux » est une école spécialisée libre non-confessionnelle fondamentale de type 3 située à Wavre. C’est volontairement une petite structure, on y accueille une cinquantaine d’élèves répartis en 6 niveaux d’apprentissage. Ces enfants n'ont pas réussi à s'adapter à l'enseignement ordinaire ou/et l'enseignement ordinaire n'a pas réussi à les intégrer. Notre population vient, en majorité, du Brabant Wallon et de Bruxelles (carence d'écoles de type 3 en région Bruxelloise).

Le rôle et la manière de penser l’enseignement spécialisé a fortement évolué depuis sa naissance, tant dans sa conception que dans son organisation.

Historique de 1966-2023 : 57 ans

En replaçant l’histoire de l’enseignement spécialisé en parallèle avec celle de notre école, il est intéressant de constater que la perception des élèves accueillis a heureusement bien évolué !

Le 19 mai 1914, une loi promulgue l’organisation de classes pour «enfants faiblement doués ou arriérés ou pour enfants anormaux».

Le 10 mai 1924, un arrêté organise des cours à l’École normale préparant au «certificat d’aptitude à l’éducation des anormaux».

Des classes annexées sont créées au sein des écoles ordinaires. 

En 1966,  un home et une école se créent afin d’accueillir au château de la Hayette, à Ohain, des enfants qui ne trouvent pas leur place dans l'enseignement ordinaire de Bruxelles. (Madame Blomaert et Monsieur Freddy Hermans).

Le  6 juillet 1970, une loi institue l’enseignement spécial pour des élèves de 3 à 21 ans encadrés par des équipes pédagogiques et paramédicales. De nouvelles écoles se créent dans tous les réseaux et le transport scolaire des élèves est organisé.

Par un arrêté royal du 28 juin 1978, le ministère organise les 8 types de l’enseignement spécial et les normes d’encadrement. L’école les Moineaux est alors reconnue pour accueillir des élèves de type 1 et 3.

En 198O, l’internat ferme mais l’école continue.

L'école, reprise par la directrice Josiane Lurquin et son équipe, migre d’abord dans une maison à Limal, puis au 57 Venelle de Terlongval, à Wavre dans un beau cadre de verdure proche du centre de Wavre. Ce lieu appartient au Lion’s club de Wavre qui le met gracieusement à disposition. L'école s'appelle alors : Ecole d'enseignement spécial Les Moineaux II. Elle compte alors jusqu'à 5 classes et se spécialise en type 3.

Le site accueille déjà une école spécialisée de type 8 « l’école Robert Malevée ». Les deux écoles partageront les lieux un temps. L’école Robert Malevée fermera laissant les lieux à l’école « Les Moineaux II ».

Le 11 mars 1986, une loi est votée permettant aux élèves souffrant d’un handicap physique, de cécité ou de surdité de suivre des cours dans l’école ordinaire. C’est le début des projets d’intégration. Le 3 janvier 1995 un arrêté ministériel autorise l’intégration permanente et totale pour les élèves de type 4,6 et 7 dans l’enseignement ordinaire.

En 1998, la directrice, Madame Lurquin, prend sa prépension en août 1998. En septembre, Emmanuel Doornaert reprend la direction de l’école après un parcours complet dans l’enseignement ordinaire.

Le 3 mars 2004, l’enseignement « spécial » devient enseignement « spécialisé » et est réorganisé. Des moyens sont accordés à l’enseignement spécialisé pour accompagner l’intégration d’élèves de type 4, 6 et 7 dans l’enseignement ordinaire.

En 2006, l’école commence les projets d’intégration avec l’accord du ministère.

Un décret du 13 janvier 2011 élargit l’intégration dans l’enseignement ordinaire à tous les types. De 2011 à 2021, des élèves en difficultés ont pu bénéficier d’un accompagnement de l’enseignement spécialisé tout en étant maintenus dans leur école d’origine. Aujourd’hui ce sont les pôles territoriaux qui ont repris cette fonction.

En 2011, le Lions club de Wavre signe avec l’école un bail emphytéotique de 80 ans permettant à l’école d’occuper les lieux à long terme et d’envisager une rénovation de l’école qui en a bien besoin.

En janvier 2012, Emmanuel Doornaert part en prépension et laisse la place à un membre de l’équipe Thomas Pietquin, qui assure depuis la direction de l’école.

Nous faisons plusieurs constats:

  • Les élèves ont une image très négative d’eux-mêmes, de leurs compétences scolaires et sociales.
  • Ils ont de grosses difficultés à accepter leur écartement de l’enseignement ordinaire.
  • Les parents ont beaucoup de mal à accepter l’entrée de leur enfant en enseignement spécialisé, ils ont souvent fait appel à une série de professionnels sans s’en sortir avec leur enfant.
  • Les parents se sentent discrédités, dans leur rôle de parents.
  • Les élèves sont envahis par leurs émotions et leur mal être, ils ont besoin de bouger.

Chaque élève qui fréquente ou est suivi par notre équipe pédagogique a une histoire différente. Il est en rupture avec le milieu scolaire pour une multitude de raisons. Nous voulons le prendre en charge en respectant au maximum ses différences.

En 2022, la réforme de l'enseignement entraine la création de pôles territoriaux chargés d'aider les enfants inscrits dans  les écoles ordinaires et d'y réintégrer les enfants qui quittent l'enseignement spécialisé.

RÈGLEMENT D'ORDRE INTÉRIEUR (ROI)




POUVOIR ORGANISATEUR

Président du PO : Jean Pierre Delmez

Vice-Président : Emmanuel Doornaert

Secrétaire : Emmanuel Doornaert

Trésorier : Jacques Breyne

Administrateurs : Xavier Delforge & Olivier Delforge            


LES MISSIONS DU POUVOIR ORGANISATEUR

 Le pouvoir organisateur d’un établissement d’enseignement est l’autorité, la ou les personne(s) physique(s) ou morale(s) qui en assume(nt) la responsabilité.

·         Le décret définissant les missions de l’enseignement obligatoire, précise le rôle des pouvoirs organisateurs (PO) en les instituant notamment responsables des projets éducatif et pédagogique 

·         Le PO assure à la fois des fonctions d’organisation, de représentation, de vigilance, de contrôle afin de garantir la bonne gestion des établissements dans tous les domaines et assurer la poursuite et le développement des activités des écoles dans le futur.  

·         Il est, à cet égard, appelé à construire et développer une collaboration étroite et confiante avec les directions d’établissements qu’il mandate à la gestion quotidienne des établissements.